Une
fois n’est pas coutume, nous mettons à jour une étude publiée entre 2003 et
2005. Quand l’histoire évolue il faut savoir être pragmatique. A la lueur de
curieux documents, nous ayant été communiqués, nous pouvons mettre en évidence
l’existence historique d’un vrai ordre secret opératif dans le Razès . Son
appellation générique restera Prieuré de Sion faute de mieux pour l’heure (maj : nom révélé dans le Mercure de Gaillon magasine en 2010, suivre le lien ci-dessus). Alors,
quittons une fois de plus les sentiers de Gaillon pour mieux y retourner plus
tard. Nous tenons à rassurer le lecteur d’emblée : aucune trace d’un antique
Prieuré de Sion « plantardesque » n’a été
détecté à Gaillon, si ce n’est le passage de Charles Nodier, l’un des prétendus
grand-maîtres de cette ordre obscur fondé officiellement en 1956. Enfin !
Pas de trace ? Les nouvelles informations recueillies peuvent néanmoins
faire de Gaillon une station discrète en lien direct avec notre ordre occulte
Languedocien. De la mythologie à la mythomanie Dans
la mythologie de Rennes-le-Château, l’ordre fondé par Pierre Plantard a
toujours suscité la polémique. C’est Gérard de Sède qui le premier s’est fait
le chantre de ce mouvement avant de s’en écarter. Dans le dernier quart du XXe
siècle les dirigeants du Prieuré se sont reposés sur d’anciennes chartes de
1152 et 1178 émanant du véritable Ordre de Sion en Palestine pour se prévaloir
de leur titre. Le
Prieuré de Sion prétend naître ainsi au XIe siècle des rangs de
l’Ordre des Chevaliers du Temple. Leur séparation aurait été entérinée à Gisors
en l’an 1188 sous un orme ancien. L’orme
du champ sacré de Gisors est connu pour avoir subi les outrages de l’abattage;
symbolique de la scission de l’ordre du Temple en deux groupes distincts, les
Templiers et le Prieuré de Sion. Si ce dernier ordre mystique fut érigé en
association loi 1901, en 1956, aucun document écrit n’a été trouvé ou ne
subsiste attestant l’existence d’un antique et réel Prieuré de Sion en
1188, racine présumée d’un Ordre Rose+Croix[1].
L’histoire
officielle connue est tout autre. L’orme de Gisors était protégé contre les
attaques du bétail, aussi le connaissait-on mieux sous l’appellation de l’Ormeteau Ferré. L’orme a bel et bien été abattu. C’est
un évènement historique avéré et non une légende. La cause de la rupture de
l’arbre est bien différente de celle émise par le Prieuré de Sion. Une
altercation intervint entre Philippe-Auguste, roi de France et Henri II, roi
d’Angleterre, à propos de la présence anglaise sous l’arbre. Le roi de France
voyant l’anglais installé à l’ombre du feuillage rafraîchissant de l’orme ne
supporta pas ses moqueries. Une
rixe s’ensuivit et notre arbre plus que centenaire périt sous la hache des
Français. On retrouve l’épisode relaté dans la «chronique de Rains»[2].
Faut-il
se fier aux seules affirmations d’un Pierre Plantard de Saint Clair[3]? Tout
chercheur sérieux ne saurait l’admettre ou le réfuter de facto. Il est
indispensable d'être des plus rigoureux quand on touche la corde sensible du
Prieuré de Sion. Le sujet est plus brûlant que sulfureux. Le Prieuré est
un des ordres les plus difficiles à cerner raisonnablement. Les
auteurs du Message[4] disaient avec
justesse : «Nous sommes confrontés à une organisation d’une
extraordinaire sophistication psychologique». En effet, l’Ordre n'apparaît
sérieusement dans aucun ouvrage à valeur historique. On nous rétorquera qu’une
société secrète par définition, en tant que telle, doit rester dans l’ombre de
l’Histoire. Mais notre histoire, bien que stéréotypée, filtrée, pré formatée,
laisse parfois échapper quelques couleuvres des mailles de son filet grotesque.
Il
en est tout autrement dans les domaines de l'extravagance ésotérique où le
Prieuré jouit très largement du porte-monnaie d’un auditoire crédule, aidé en
cela par les médias et quelques « nantis » du milieu rhédaesien rangés à la cause « prieuresque »...
La Vérité est ailleurs La
censure ne fera pas avancer le « chmilblic »,
pas plus que des affirmations sans fondement. Il ne nous a fallu que quelques
jours pour retrouver une simple date qui pouvait en dire long sur
l’authenticité du Prieuré. Personne ne pouvait nous dire la date précise de la
coupure de l’orme de Gisors en 1188[5]. On
rabâche, on répète des mots, des phrases, des idées, sans avoir le moindre
souci d’en vérifier l’origine. Une date aussi précieuse pour le Prieuré de Sion
n’aurait jamais pu être oubliée, si tant est que ce prieuré existe bien depuis
une époque ancienne. Cette date est pourtant donnée dans l’ouvrage de G. de Sède[6]: 15
août 1188, pour la création du Prieuré de Sion. Nulle part ailleurs nous
n’avons pu la trouver. Une référence dans un livre d’histoire quelconque aurait
donné du crédit, si minime soit-il, aux allégations de Plantard. De
la même manière, beaucoup ont attribué bien facilement au fantasmagorique
Prieuré de Sion l’épitaphe gravée tout autour du calvaire situé dans le jardin
de son église; Christus AOPMS defendit (Christus
ANTIQUUS ORDO MYSTICUSQUE PRIORATUS SIONUS Defendit).
En dépit des manœuvres conciliatoires pour attribuer les citations du calvaire
au Prieuré de Sion ou au Vatican, il faut se rendre à l’évidence que ces mots
gravés tout autour du calvaire appartiennent à Charles Ier de
Bourbon, roi de la Ligue, et au pape Sixte V. La
maxime, «Christus AOMPS defendit», où nombre
d’exégètes Rennais ont voulu y voir une estampille ésotérique galvaudée depuis
des lustres, pourra être retrouvée sur l’obélisque de Sixte Quint, érigé sur la
place Saint-Pierre de Rome. La devise, qui est la sienne, «Christus AB
OMNI MALO PLEBEM SUAM Defendit»,
signifie «Que le Christ protège son peuple de tout mal»[7]. Elle
complète en tout point la sentence du calvaire de Rennes-le-Château,
précédemment expliquée; CHRISTUS REGNAT, CHRISTUS VINCIT, CHRISTUS IMPERAT est
également gravé sur la base de l’obélisque[8]. Les
monnaies de Charles de Bourbon datant de 1593, conservées à la Chartreuse de
Bourbon-lèz-Gaillon, portaient aussi cette inscription. Le texte exact de
l’obélisque de Rome est : «Christus AB OMNI MALO PLEBEM
SUAM Defendat» - Le Christ protège son peuple
de tout mal. La
démonstration, par un Sceau de Salomon et un Axe majeur, que nous
avons faite dans Mémoires des deux cités T.II est révélatrice d’une
situation bien différente de celle colportée depuis plus de 50 ans. Partis de
cette combinaison géographique sacrée parfaite nous avons ainsi retrouvé
un abri sous roche semblable à une spoulga (grotte
église) cathare proche du mont Bugarach.
Tous
les arguments apportés par le Prieuré depuis sa fondation officielle en 1956
pour accréditer son antiquité tombent les uns après les autres. Les derniers documents en lice sont les parchemins prétendument retrouvés par Bérenger Saunière et un feuillet du livre de Tobie accompagné d'un commentaire ancien relatif à la découverte d'un ecclésiastique du début du XXe siècle. Presque tout a été dit sur la véritable source des parchemins : le Codex
Bezae Cantabrigiensis. Nous ne reviendrons pas là-dessus, tandis que le manuscrit de Tobie est sur le point de nous révéler un nouvel ordonnancement du mystère Saunière corrélatif à nos propres hypothèses. Le
célèbre mage de Salon de Provence, lui aussi, a eu le droit d’être élevé au
rang de grand-maître. En effet, les mordus du Prieuré de Sion ont voulu faire
de Nostradamus l’un de ses agents. Certains historiens l’ont soupçonné d’être
un agent secret au service des Maisons de Guise et de Lorraine[9]. Il
serait plus certain d’affirmer son appartenance à l’Ordre occulté des
Fidèles d’Amour ou Société Angélique. Le Prieuré de Sion ne fut qu’un de
ses faire-valoir moderne, illégitime. Tant que ça fume, on fait feu de tout
bois. On
s’aperçoit en fait que chaque évènement rapporté, chaque document produit est
authentique mais a été détourné à des fins malfaisantes pour servir les
desseins d’autres Sociétés Secrètes qui celles-là sont bien réelles et
manipulent l’opinion publique à leur guise. Faisons
rapidement le bilan des évènements et documents authentiques corrompus,
connus à l’heure actuelle : Il
est à noter, à propos de saint Sulpice, que la date du 17 janvier,
fréquemment mise en avant dans cette histoire, ne peut être retenue. A l’époque
de Bérenger Saunière, saint Sulpice était fêté le 19 janvier. Seuls,
saint Antoine ermite, saint Genou et sainte Léonie étaient honorés le 17
janvier. Ces trois derniers saints sont du plus grand intérêt. Même sainte
Roseline, décédée le 17 janvier 1329, n’était pas dans le calendrier à cette
date. Beaucoup d’exégètes rhédaesiens ont
voulu voir en elle le symbole de la Rosslyn
Chapel édifiée par les Templiers en Ecosse ; la Rose Ligne ou Ligne
Rouge du méridien de Paris en l’associant au gnomon astronomique situé dans
l’église de Saint-Sulpice. Or, d’une part, le méridien de Paris ne passe
absolument pas dans cette église et d’autre part le gnomon, prétendu rouge,
puisque quelques uns le disent en cuivre, est en réalité jaune puisqu’il est en
laiton. Roseline de Villeneuve n’ayant pas de relation directe avec
Saint-Sulpice, la chapelle écossaise Roseline peut aussi être effacé d’un
scénario « Saint Graal » aux relents pseudo maçonniques états-uniens.
On ne franchit pas la ligne jaune impunément. L’église Saint-Sulpice
détient d’autres jalons plus sérieux. Dans
notre livre, ARCANA CODEX - Livre II - Du Da Vinci Code au Codex Bezae,
nous apportons la preuve qu’un autre document relatif à l’affaire de
Rennes-le-Château, Pierres gravées du Languedoc d’Eugène Stüblein est encore un de ces vrais/faux documents utilisés
à des fins mercantiles pour les uns et politiques pour les autres. Nous aussi
nous avons nos sources ! Les maîtres du jeu Mais,
qui sont vraiment ceux qui, d’une main invisible, dirigent cette affaire
? Dans leur bienveillance à légitimer le
Prieuré de Sion, les auteurs de L’Enigme Sacrée
listent 27 grands-maîtres du Prieuré de Sion mais n’en nomment que 26. Il y a
là des contradictions majeures. Malgré une base historique concevable, il n’en
resta pas moins une farce plantardesque du
Prieuré de Sion de 1956 et de Nostradamus, son grand-maître manquant. P. Plantard
aura été manipulé, peut-être à son insu[10],
pour défendre la cause d’une secte lobbyiste anglo-américaine[11] fascisante et
justifier l’antiquité d’un Prieuré de Sion, suivant Alpha Galatès,
en remaniant, falsifiant ou fabriquant de manière illicite des documents
véritables émanant de sociétés secrètes bien réelles[12];
parchemins et autres. Beaucoup
de sectes et sociétés occultes ont changé de noms et de formes au fil des
siècles mais continuent de se ressembler sur le fond. Les liaisons filiales se
seraient poursuivies depuis l’Antiquité au travers des guildes de
compagnonnage, de l’ordre des Fidèles d’Amour d’Occident, de l’Ordre
Rose+Croix, des Jansénistes, des loges maçonniques européennes, de la Société
Angélique. La liste n’est pas exhaustive.
La Franc-Maçonnerie organisée naquit en 1717. Mais
elle existait déjà depuis des lustres sous diverses formes. La dérive
révolutionnaire de la fin du XVIIIe siècle divisa l’obédience en la
scindant en deux courants de pensées distinctes, l’un positif et l’autre
négatif : respectivement, selon un schéma réservé, les Supérieurs
Inconnus et les Illuminati. Ainsi
de ce dernier s’éveilla la force la plus obscure; l’ordre des Illuminés de
Bavière (Illuminatis Germanae)
fondé il y a environ 230 ans (1er mai 1776) par Adam Weisshaupt, à l’origine de la Révolution française.
De là naîtra le Club des Cordeliers en 1790, uni au club des Jacobins.
La secte bavaroise engendra plus tard le marxisme. Elle essaima non
seulement dans toute l’Europe au travers de la Société Fabienne mais
aussi aux États-Unis pour donner naissance, vers 1833, à l’ordre noir Skull & Bones[13] et son capitalisme
: une fraternité de la mort. Nous voilà dans les pires
oppositions... ou inversions. Tout le système était noyauté dès la fin du XIXe
siècle. Les
traces de ces deux dernières sociétés secrètes sont visibles à
Rennes-le-Château dans l’église et dans son jardin. Dans l’église, vous verrez
l’empreinte de S&B au-dessus du bénitier, sous les quatre anges. Cela peut
être sujet à d’autres interprétations. Cependant, la signature B S inversée
démasque les Skull & Bones. Inversions devenues une habitude dans cette
affaire ! Saunière se serait-il aperçu de l’influence néfaste de cette
secte dès ses premières découvertes ? Dans ce cas il faut croire que la
société secrète, à laquelle il appartenait, Prieuré de Sion où non, était belle
et bien pénétrée avant 1900. Le Cercle ou le Prieuré rénové En
1992, P. Plantard et son fils Thomas éditaient le Cercle[14]. Dans cet
ouvrage, compilation de sa revue Vaincre, P. Plantard revenait sur
d’anciennes affirmations et les reniait. Les dossiers secrets Lobineau étaient devenus un boulet et son auteur Philippe
Toscan du Plantier un drogué. Dans
son livre, Pierre Plantard réaffirmait l’existence du Prieuré de Sion tout en
rectifiant son histoire. Exit la liste des mirifiques
grand-maîtres jusqu’à Charles de Lorraine ! L'idéal chevaleresque du Prieuré se calquant sur l'Ordre de Sion, nom de l’Ordre des Chevaliers du
Saint Sépulcre, de Godefroy de Bouillon en 1099, était conservé. Par contre, son histoire réelle commençait au milieu du XVIIe siècle au sein des grandes familles du Razès et de Sault : Les d’Hautpoul, de Négri, voire de Lévi. Selon
cette nouvelle version, semblant étrangement plus cohérente, le Prieuré de Sion
émanerait de la Compagnie du Saint-Sacrement, fondée par Vincent de
Paul, Henri de Lévi et consort. Or, si nous n’avons aucune preuve de cette
légitimité, nous savons par les carnets de correspondances de B. Saunière que celui-ci, comme l'abbé H. Boudet et son frère Edmond, était en relation avec le Séminaire des Missions Etrangères de la rue du Bac à Paris. Séminaire des Missions Etrangères issu de cette même Compagnie du Saint-Sacrement, dont le Hiéron du Val d’Or de Paray-le-Monial partageait l’idéologie, à l’instar des trop fameuses A.A.
étant une émulation même de la Compagnie. Nous remontons ainsi le fil de
l’Histoire et des filiations crédibles. Les
informations publiées par P. Plantard en 1992 nous apparaissent comme
fondamentales pour comprendre la fondation de son ordre secret, quel que soit
son véritable nom. Il reste toutefois évasif sur bien des points, comme s’il
continuait à masquer une partie de la vérité. Même la farce des parchemins,
martelée par Ph. de Chérisey, ne convainc personne et
se voit anéantie définitivement. Le marquis va jusqu’à révéler, dans une lettre
à son ami, qu’il n’est pas l’auteur de l’ouvrage Circuit[15]. L’auteur en
serait P. Plantard. Révélation inouïe car c’est le socle de la farce parcheminée.
Incidemment, il confirme qu’il n’est pas plus le créateur des parchemins
manuscrits codés extraits du Codex Bezae. Fracassant ! Voyez ce courrier (ci-contre) dans lequel on apprend encore les connivences mercantiles entre P. Plantard et R. Descadeillas. Feu R.R. Dagobert y sera laissé pour un fou, d'après un jugement propre à Ph. de Cherisey.
Par
ailleurs, un document déniché récemment et dont l’authenticité est irréfutable
nous permet de voir plus clair dans le jeu obscur de P. Plantard. Il s’agit
d’un manuscrit irrécusable apportant la preuve de la création d’un Ordre de
chevalerie dont nous tairons le nom pour le moment. Les familles d’Hautpoul et
de Lévi sont mentionnées dans la liste des membres. Sa date de création
coïncide avec l’Ordre nouveau de P. Plantard. Ses buts sont similaires. On y
voit même poindre l’esprit de Ligue de 1589. Voilà un recentrage inattendu sur
notre bonne ville de Gaillon où le roi des Ligueurs, Charles de Bourbon
archevêque de Rouen, fut couronné sous le nom de Charles X et dont le fils
naturel Nicolas Poulain fut emprisonné à Gisors. Par la X, voire le
chemin de X, tu le
vaincras ! Mazarin
ne voyait-il pas dans la Compagnie du Saint-Sacrement une résurgence de
la Sainte Ligue ? Tout se recoupe cette fois. Nous avions donc de
bonnes raisons de croire dès l’année 2005 que le Prieuré de Sion était une invention
moderne, ou une couverture[16], à
dessein politique pour la secte universitaire de Yale (Connecticut, USA). A
l’instar du Prieuré de Sion de 1956, S&B a en effet quelques intérêts dans
une quête généalogique mérovingienne afin d’assurer une légitimité, fut elle
royale, à l’un de ses plus illustres membres : la famille Bush. On
nous a ri au nez quand nous avons soulevé ce lièvre. Or, depuis la publication
de Arcana Codex Livre II, outre le
manuscrit annoncé, une multitude d’informations nous est parvenue confirmant la
viabilité de notre étude. Il y a encore beaucoup de travail pour démystifier le
corpus de l’affaire de Rennes-le-Château, énigme authentique pervertie depuis
un demi siècle. Au RDV de l’Apocalypse Notre
filet de pêche s’est resserré peu à peu autour de la liste des présidents
américains. Notamment le huitième qui n'était autre que Martin Van Buren
(1782-1862), élu pour un mandat de 1837 à 1841. Ce nom peut laisser de marbre
les néophytes. Mais qui connaît Rennes-le-Château doit connaître un
acteur, ou plutôt une actrice contemporaine, de cette énigme. Il s'agit
d'Elisabeth Van Buren, l'arrière petite fille du président américain. Elle est décédée
en septembre 2011. Avoir
un ancien président dans sa généalogie n'est pas une tare en soi. En fait, M.
Van Buren n'aurait aucun intérêt si la secte des nécrophiles S&B n'avait, à
l'instar du crâne de Géronimo, dérobé celui du
huitième président. Pour quel motif ? Nous n’en savons rien. Van Buren n'était
même pas un « Bonesmen ». Etait-ce pour le
surnom de « Petit Magicien » dont on l’avait affublé ? Les
secrets de S&B ne sont pas encore tous dévoilés. La seule chose dont nous
soyons certain c'est que son crâne fait partie de la « collection »
entreposée dans le « Tombeau », Q.G. des
forces noires S&B à Yale, au même titre que les crânes de Pancho Villa et Geronimo, la pierre tombale d'Elihu Yale, fondateur de l'université, un squelette qu'on
dit être celui de madame de Pompadour et un ensemble d'argenterie ayant
appartenu à Hitler[17]. Ensuite M. Van Buren n'aurait pas attiré notre attention, si
son arrière petite fille Elizabeth Van Buren, appelée « la milliardaire » dans
la région, n'avait été l'auteur d'un livre des plus curieux « Refuge of the Apocalypse, Doorway into other dimensions » (Refuge de l'Apocalypse, portail vers d'autres dimensions)[18], insinuant le
Mont Bugarach dans l’affaire. Ceci
dit, contrairement à la rumeur propagée par des marchands du temple RLCéens crachant dans la soupe, elle n’est en rien
responsable du mythe salvateur généré autour du Pech.
Bien avant elle, Franck Marie publia « Le surprenant message de Jules
Verne »[19]
où il est question du lien Bugarach/RLC. M.
Van Buren est le second personnage unissant S&B à Rennes-le-Château. Le
premier pourrait être Louis Bertram Lawrense, propriétaire du domaine et du tombeau de Pontils
au début du XXe siècle. Son père reste
inconnu. Cependant celui-ci pourrait être un certain Thomas Gardner Lawrence
affilié à l’ordre noir en 1884. Rien n'est certain sur ce point là. Serons-nous
maintenant surpris de la présence de nombreux services secrets étrangers, sur
ce secteur ? Le Mossad, par exemple, a été repéré depuis longtemps. Des « anciens »
du MI5 britannique se sont même installés à Rennes-les-Bains. Ils y sont
toujours. Quelque compagnie de recherches minières allemande a prospecté dans le secteur dans les années 80. Déjà en 1929, un permis exclusif de recherches de
pétrole et de gaz combustibles (voir dans la bibliothèque/archives), portant sur le territoire des communes de Rennes-les-Bains, Sougraigne, Fourtou, Camps, Bugaraçh, Rennes-le-Château et Saint-Just et le Bézu, avait été attribué à un certain Henri-Louis-Adolphe Watrigant.
Peut-on encore sous-estimer l'interaction de Skull
& Bones, voire des Illuminatis, dans cette histoire ?
S&B qui, rappelons le encore une fois, est à la racine de la CIA, par ses
agents fondateurs. CIA qui a manipulé à son insu Pierre Plantard et le Prieuré
de Sion de
1956. Nous
avons ainsi appris que Jean Cocteau, un des grand-maîtres du Prieuré, fut
financé par la branche américaine du Prieuré de Sion. Notons que le siège du
Prieuré américain est situé à Langley, base de la non
moins célèbre C.I.A : Agence gouvernementale dont G. Bush père fut le
directeur. Celui-ci proclama d’ailleurs son Nouvel Ordre Mondial le 17 janvier
1991. Quelle coïncidence ! Pierre
Plantard avoue, dans son ouvrage Le Cercle, avoir eu connaissance de ce
noyautage. Dans plusieurs lettres il assure à ses membres avoir fait le ménage[20].
C’est d’ailleurs pour contrer cette infiltration venue d’Outre-atlantique qu’il
démissionna de sa charge de grand-maître en 1984. Il revint aux affaires du
Prieuré de Sion en 1989, deux ans avant l’instauration du Nouvel Ordre Mondial
des Bush. On
perçoit les plans et organisations similaires dans le domaine de l’ufologie.
Plusieurs années de recherche dans ce domaine nous ont convaincus que l’étude
des OVNI avait été falsifiée par des individus obscurs oeuvrant pour le compte
de Sociétés Secrètes. C’est ce qui nous fait dire aujourd’hui que le Prieuré
de Sion de 1956 est à
l’histoire de Rennes-le-Château ce que le MJ12 (ou Majestic 12)
est à l’ufologie, c'est-à-dire une fumisterie gouvernementale née des
Etats-Unis, et dont l’intention véritable est la déstabilisation des peuples
pour mieux les contrôler. Surtout,
ne vous y trompez pas. Notre enquête n’est pas une diatribe anti-américaine
primaire franchouillarde. Il convient de faire la part des choses et de
dénoncer les coups bas d’une certaine catégorie de gouvernants au pouvoir aux
Etats-Unis. A savoir qu’ils ne sont pas les seuls à manœuvrer dans l’ombre de
la colline envoûtée. Le Mossad israélien tient sa place parmi les services de
renseignements étrangers surveillant discrètement l’évolution de l’affaire
Saunière depuis des décennies. Dénoncer ces agissements ou ingérences latentes
c’est se prémunir contre toute acte de malveillance. La prudence est de
rigueur. Le
Mercure de Gaillon s’est donné pour mission première de démontrer que l’affaire
était sérieuse en l’extirpant de toute espèce de canular, puis de déterminer la
nature du secret de B. Saunière. Petit à petit, nous y parvenons fort bien. Notre
Silence sur certains faits majeurs pourra rebuter quelques lecteurs mais
la pérennité d’un site archéologique français est à ce prix. « Le temps
viendra !... » pour les découvertes à venir. Thierry Garnier Remerciements particuliers
à : A-M Lecordier
[1] Dossiers
Lobineau. [2] La chronique de
Rains, publiée sur le manuscrit de la bibliothèque unique du Roi, Ed. Louis,
1837, p.63 et suivantes. [3] Les Templiers
sont parmi nous, Gérard de Sède, Ed Julliard – 1962. [4] Le Message,
l’Énigme sacrée, vol II, Baigent, Leigh, Lincoln, Ed. France Loisirs, 1988,
p.190. [5] Note d’observation
sur les forums de discussions Internet. [6] Op. cit. Gérard de Sède, p.198. La vérité historique est ici
parfaitement restituée. [7] Rennes-le-Château : le dossier, les impostures…
G. de Sède, éd. Robert Laffont, p.149. [8] Les papes et la
papauté d’après la prophétie des papes de saint Malachie, par l’abbé J. Maître,
p.357. [9] L’énigme
sacrée, p.157. [10] Dans une
lettre en date du 11 juillet 1984 écrite à Cahors dans laquelle il remet sa
démission de grand-maître du prieuré de Sion, il dénonce les manœuvres de ses
frères anglais et américains. [11] Voir :
Les liens de sang des Illuminati (Bloodlines of the Illuminati) de Fritz
Springmeier. L’auteur donne une origine mérovingienne à de nombreux présidents
américains, dont les deux derniers, Clinton et Bush membres de la secte Skull
& Bones (les crânes et les os) de l’université Yale. Ces affirmations
généalogiques, de plus en plus relayées dans les médias, supposent un droit au
trône de France pour des présidents US. En s'appuyant sur le Dossier Lobineau (Lobby
now ou no lobby ?!) ils ont simplement utilisé
Plantard pour l’annoncer au monde. [12] La charte de
1152 attestant la donation par le Roi Louis VII, à l’ordre de Sion, de l’abbaye de Saint-Samson
à Orléans et une charte du Pape Alexandre III confirmant les possessions de
l’ordre de Sion en Palestine, Sicile, France, Espagne, Calabre et Lombardie.
In, Le message, l’énigme sacrée, vol II, éd Pygmalion, 1987, document hors
texte n°31 et 32. [13]Leur secte
d’origine était la fraternité paramaçonnique Phy Bêta Kappa fondée le 4
décembre 1776 à Williamsburg en Virginie. [14] Le Cercle, par P. et
Th. Plantard, 1992, cote BnF - EL 4-Z-2517. [15] Op. cit. p.61, lettre du 11 juillet 1985. [16] Cf. : dossier O.T.S. [17] Secret of the Tomb, A. Robbins, éditions Little, Brown & Company, 2002. Article
de presse commenté : "George W. Bush, Chevalier d'Eulogie : rare enquête
sur Skull & Bones,
société secrète de l'Université de Yale…" Article d'Alexandra Robbins, The Atlantic Online,
mai 2000. L'original anglais de cet article peut être consulté aux adresses
suivantes ; http://www.theatlantic.com/issues/2000/05/robbins.htm
(1ère partie) http://www.theatlantic.com/issues/2000/05/robbins2.htm
(2ème partie). [18] Ed. CW Daniel Co Ltd, 1986. Elle
dédia ce livre à Joseph (Giuseppe) Mazziani
(1805-1872), membre de la société secrète des Carbonari, branche italienne des Illuminati. [19] Ed. Sres, 1981. [20] Op. cit. Le Cercle, p.5. Voir aussi notre film, CODEX RHEDAE
l’évangile selon B. Saunière (juillet 2009), contenant de nombreux témoignages
de première main. |