* EDITO *
Dans notre éditorial trimestriel, nous
reviendrons, une fois n’est pas coutume, sur la « meilleure façon de
marcher », c'est-à-dire quel doit être le meilleur moyen de collecter
l’information et la diffuser ?
Il fut une époque où l’information était
canalisée, voire réservée, par une pseudo élite la diffusant par son seul
réseau. Pendant ce temps, les détracteurs de l’affaire Saunière, entre autres, - car l’ufologie n’est pas exempte - pouvaient
s’en donner à cœur joie pour critiquer les travaux de chercheurs indépendants,
hors cénacle, qui faisaient de leur mieux pour publier des dossiers de plus ou
moins bonne qualité.
Or, aujourd’hui, avec les nouvelles
technologies, les choses changent rapidement. Les monopoles de l’information
sont terminés et les barrières s’effondrent. Et cette pseudo élite, qui avait
pignon sur rue, commence à voir sa raison d’être ébranlée. Elle ne tient plus
le haut du pavé et les critiques fusent dans le sens inverse.
Chaque chercheur sérieux, s’il le souhaite
vraiment, peut obtenir en trois ou quatre clics de souris et à moindre coût des
documents du domaine public exploitables dans diverses publications. Mais maintenant que le mode d’acquisition est
simplifié, la « pseudo élite », qui en use abondement également, vient
injustement nous le reprocher. Quelle ironie du sort !
Nous ne changerons pas d’idée sur ce que nous
disions dans un précédent numéro. Rien ne vaut une bonne recherche sur place
dans les bibliothèques ou des dépôts d’archives départementaux et nationaux quand
on en a la possibilité. Les outils de recherche d’Internet sont complémentaires
à cela.
Les auteurs nous accompagnant dans ce numéro
suivent ce principe de base. Johannes poursuit son analyse critique de la
fumeuse découverte du tombeau de Talpiot avec force
de détails. A.-M. Lecordier achève sa galerie de
portraits des artistes rouennais ou italiens ayant œuvré au château de Gaillon,
car l’art ou le « Grand Art » est une affaire de famille.
E. Trevezent nous
contera la véritable histoire de Jeanne d’Arc qui fut largement accommodée
selon les diverses opinions que l’on se fait de la sainte. J.-P. Alfred nous
apportera ses lumières sur la borne creuse du centre de la France n’étant
peut-être pas sans rapport avec l’affaire M. Leblanc. Nous irons encore visiter
les souterrains de Gaillon, en y ajoutant des communications inédites, et une certaine
cavité « sulfureuse » de Rennes-les-Bains. De là nous terminerons
notre voyage dans le Paris d’avant la Révolution jusqu’au second Empire, avec
les familles de Fleury-Blanchefort, Lenoir,
d’Hautpoul et de Bèze... Nous vous promettons une foule de rebondissements étonnants.
Parce qu'il ne suffit pas de quelques lignes ou
effets de manches, sur des forums déjantés, sans autorité ou crédibilité,
gangrenés par des surfeurs anonymes, cuistres de surcroît, pour présenter les
documents parfois inédits de l’Histoire de France secrète (voire du Monde), le
Mercure de Gaillon a mis en place une nouvelle rubrique centralisant un grand
nombre de documents connus (en accès public) et d'autres qui le sont moins ou
pas du tout (en accès restreint) dans cette affaire. D’autres thèmes seront
périodiquement ajoutés. L’espace membre est ouvert, l’accès restreint étant
réservé aux abonnés du magazine.
Chaque document, parfois fastidieux à insérer intégralement
dans un simple article, sera lié à son article référent. Nous espérons ainsi
simplifier et promouvoir la diffusion des infos quel que soit le domaine de
recherche.