Après avoir diffusé une somme d’informations non
négligeable sur l’affaire des deux Rennes ces derniers temps, je me devais de
retourner sur le terrain pour vérifier, et valider ou non mes recherches, voire même les
allégations de quelques plumitifs RLCéens. Ce qui est
fait maintenant depuis le 13 octobre dernier. Vérification du possible ou de l’invraisemblable
médiatisé à outrance, et c’est peu de le dire quand on a lu quelques pages d’un
ramassis d’inepties publiées sous un faux titre où « Poussin et Téniers
gardent la Clef ». Ce genre de littérature vous tombe des mains ou
vous brûle les yeux. Sur la
fausse piste Une minute suffit pour comprendre la nature et le but
de telles fadaises. Interjetant le Codex Bezae à l’envi,
revendiquant des découvertes autour de Teniers et du fameux Codex avant même W.
Wilker. Quelle découverte, se
demande-t-on d’ailleurs ? Car d’une part
l’œuvre de Teniers n’a aucune incidence directe sur le dit Codex (et
inversement). D’autre part W. Wilker, universitaire
allemand à la racine de l’émergence du Codex Bezae
dans l’affaire de Rennes-le-Château, en ayant mis au jour le texte d’origine du
petit parchemin, ne revendique rien sur une pseudo théorie incluant David Téniers
et le Codex Bezae, puisque pour lui toute l’affaire
n’est qu’un canular. Opinion que je ne partage absolument pas, vous l’aurez
compris. Le Mercure de Gaillon est d’ailleurs la seule revue
ayant mené une enquête de fond sur les parchemins codés de l’abbé Saunière et
l’implication du Codex
Bezae entre 2004 et 2005 jusqu’à maintenant. Les
ramenant dos à dos, j’ai pu ainsi mettre en évidence les incohérences du
Prieuré de Sion sur ce dossier et les insuffisances des éléments à charge
apportés par W. Wilker et autres détracteurs. Faisant fi de tout ce travail, nos plumassiers peuvent
donc revendiquer la découverte d’un trou de leur choix ou plutôt d’un
« piège à vent », pour ne pas dire à « gogo », au Pech d’En Couty, situé à l'ouest du
Domaine de l’Eau Salée. Exactement dans le même domaine où j’ai, un an plus
tôt, mis en évidence une possible cache de B.
Saunière, dépôt de pièces chez un notaire faisant foi. Ce lieu fut retrouvé grâce aux recoupements
d’informations issues de diverses sources : du Codex Bezae
à la liasse d’archives appartenant à la famille d’Hautpoul
vendue aux enchères chez Drouot en 2009 (cf. quelques extraits ci-contre, pour plus d'archives voyez le FANUM II). Pour l’heure, deux sites majeurs ont
pu être retrouvés par mes soins tant sur une carte que sur le terrain.
L’affaire est vérifiée. Les traces retrouvées sur place ne laissent guère de
doute sur la position des premières découvertes de B. Saunière. La pseudo trouvaille des dits « serials
trouveurs » fit un flop magistral après un épisode médiatique ahurissant. Tout
y était. A grand renfort de TV, journaux et radio, nous les vîmes trois
mille (ou presque) arrivant au bord du précipice. La gendarmerie du même
intervenir. Après les caves humides de Notre-Dame de Marceille
et la présumée bergerie « Paris » au Cardou,
les « héros » du moment étaient aux anges, pataugeant allègrement
dans l’Eau Salée.
Allant même jusqu’à orchestrer leur propre désaccord, s’invectivant par blog et forum interposés. Un grand moment de théâtre dans
l’Arène ! Doit-on leur rappeler que le sel, pris à forte dose,
peut provoquer un œdème cérébral irréversible, voire l’éclatement des
chevilles ? Et oui ! le sel ça fait gonfler. Les chercheurs du cru, armés de leurs outils
d’infortune étaient sur la ligne d’arrivée et ne purent que constater
l’accablante vérité : un trou vide de sens, un conduit aussi étroit que
l’esprit de ceux qui l’avaient inventé. Que
de temps de perdu ... et tout cela pourquoi ? Ces quelques jours passés à Rennes-les-Bains m’en
auront appris de biens bonnes. Les confidences fusent et les langues, vraies
mais pas celtiques, se délient. En réalité, le but de la manoeuvre n’était pas
de revendiquer la découverte d’une cache de Saunière, mais de pourrir le site
où j’avais moi-même fait une véritable découverte un an avant eux. Or, le
Domaine de l’Eau Salée est immense et les cavités, susceptibles d’abriter un
précieux dépôt, très nombreuses. Quand bien même leur crevasse eut l’effet escompté, à
savoir corrompre le site de mon enquête, mon espace reste intact dans le
Domaine, hors de toute convoitise. Je me suis rendu sur le terrain et pu m’en
rendre compte par moi-même.
Je ne le géolocaliserai pas
pour des raisons faciles à comprendre. Aucune photo ne sera diffusée sur le
réseau. Une expérience malheureuse de 2008 m’a appris à rester définitivement
discret sur la position des sites que j’ai découverts depuis. Cette année là,
me baladant dans le secteur du Roc d’En Barrou,
j’étais tombé sur un site qui pouvait laisser supposer l’emplacement d’un
tertre ou kerne, voire un mausolée, celtique.
Quelques croix anciennes, relevées par H. Boudet
étaient gravées aux alentours (photo ci-contre à droite). En entrant dans l’Arène, il faut toujours s’attendre
aux pires coups tordus. On n’est jamais déçu. La vanité des hommes peut faire des
ravages. Des personnages sans scrupules passent de l’arrogance à la mauvaise
foi, allant jusqu’à la folie, faisant feu de tout bois pour alimenter les
projecteurs illuminant leur gloire éphémère. Il leur suffira parfois de frotter
les quelques pierres « celtiques » d’un présumé cromlech pour ranimer
une flamme de reconnaissance toute relative, ou d’ajouter du « sel »
à leur tambouille indigeste. L’œuvre d’Henri Boudet, « la
Vraie Langue Celtique » en a fait les frais. Devenant l’auberge espagnole, moultes spéculations, plus fumeuses les unes que les
autres, mitonnent toujours sur le coin d’un feu de paille. Tant et si bien que
l’Arène s’est transformée en cirque. Et quel cirque ! A défaut de vrais
chercheurs, jongleurs, bateleurs, clowns et même des ventriloques s’y donnent
rendez-vous, jusqu’à Bugarach, attendant une hypothétique fin du Monde. Allons à
Rennes
Alors, permettez-moi maintenant, en un tour de piste, d’évoquer
une simple hypothèse supplémentaire n’ayant rien d’exhaustive, autour de la Vraie
Langue Celtique, le cromlech de Rennes-les-Bains ou de l’Arène. Il
s’agit d’un sujet déjà développé dans « Mémoires des deux cités
T.II » en 2005. Toujours d’actualité, d’un détour au clair voyant de la
fontaine, notre curé nous a laissé un véritable circuit intégré et imprimé en
guise de testament. L'étude de l'oeuvre de l'abbé Boudet est intéressante à plus d'un titre puisque son Cromlech, bien qu'imaginaire, s'insère parfaitement dans un Sceau de Salomon : travail de géométrie sacrée révélé dans mes Mémoires des Deux Cités. Clef ou clavicule de Salomon, Sceau directeur de recherche, avec son positionnement géographique stratégique entre les villages de Serres et Croux, la carte de Rennes-les-Bains réalisée par Edmont Boudet, frère du prêtre, s'y imbrique précisément et en délimite la partie Est, de Serres à la Ferrière.
L’abbé Boudet n’aura pas
perdu son temps ou bien alors c’est nous, exégètes de l’abbé, qui divaguons. Sans dire
«wagon», mais en glissant sur le rail d’un système complexe et ordonné, à mon
tour je surfe bien volontiers sur des vagues de mots et de chiffres, car
un cirque, à l’origine, est un cercle et qui dit cercle, ici, dit cromlech. A Rome, la piste de l’hippodrome, ou celle de l’arène
du cirque, était coupée en deux, dans sa longueur, par la spina. Séparation que limitaient,
à ses extrémités, deux bornes souvent meurtrières : des obélisques. Devant
contourner celles-ci à sept reprises, les quadriges, plus ou moins déportés, n’évitaient pas toujours l’obstacle contre lequel ils se
brisaient. Cette compétition mouvementée rassemblait des foules
enthousiastes : le Circus Maximus
pouvait recevoir jusqu’à deux cent cinquante mille spectateurs. Lespinas et la Spina, deux mots pour
n’en faire qu’un : épine. Et de l’épine à l’Aiguille, aussi creuse que la grotte du même nom près d’Arques, il n’y a qu’un pas.
Celle du Bas, très connue des chercheurs, ne l’est pas. Celle du Haut, car il y
en a deux, l’est assurément, nous l’avons visitée. Ces consonances phonétiques, dont nous avons pris
l’habitude, concrétiseront un obélisque, symbolisé par le calvaire de
Rennes-le-Château, centre névralgique de l’axe et la roue du chariot (rhéda). Elles nous dépêchent illico vers le col de Bazel. Son étymologie renferme le secret d’un autre
obélisque. C’est entre ces deux colonnades,
l’Espinas et Bazel, que le hasard localisera le
mausolée des Pontils conçu au début du XXe siècle (1902) d’après des
directives de Béranger Saunière. Un tombeau qui est la clef d’un second axe
directeur dont l’origine se situe sur l’emplacement d’une ancienne chapelle Saint-Michel
disparue au sud du village de Teyrolle. Saint Michel,
saint sauroctone comme saint Georges, fondamental
dans l’œuvre de Delacroix à Saint-Sulpice et dans la date anniversaire
du Château de Gaillon. Les deux axes tracés sur la carte parachèveront-ils le
cheval de Dieu ? Une
chose est certaine, ils trouvent leur point de jonction dans la Soula de Doumeng, non loin du
pont romain enjambant la Blanque, sur le sommet de la Calvière
(≠ calvaire ?). Un site sur lequel Boudet
et Saunière auront caché une partie du secret des pommes bleues. L’exploration
du secteur nous a permis de remettre au jour un vaste abri sous roche (la
première de nos deux découvertes) situé dans un lit de ruisseau asséché
rejoignant la Blanque, le long de la «Rose Line», la Ligne Rouge du
méridien de Paris. Difficilement accessible, cette grotte fortifiée évoque les spoulgas du pays ariégeois, les grottes églises, derniers
refuges des Cathares. Compte tenu de sa localisation, il se peut qu’elle fût l’une
des caches découvertes en son temps par Bérenger Saunière. L’abbé Boudet est mort
quelques années avant l’abbé Saunière. Il fut enterré dans le cimetière d’Axat, ville où il officiait avant de mourir. L’église de
cette bourgade fut édifiée sous l’invocation de saint Georges. Les symboles
sont toujours des clins d’œil. Sur la tombe de Boudet, il y
a une représentation d’un livre fermé avec quelques lettres gravées, lesquelles
en les inversant donnent les chiffres 310 et 11 ; 310 (dont 306 pages
plein texte) telle est l’exacte pagination de l’ouvrage du curé de rennes-les-bains. Tous les auteurs
s’étant penchés sur l’affaire de Rennes s’accordent à le dire : ce livre est
une mine d’or. Tous les chiffres (et leur inverse) que nous venons de révéler
sont les clefs découvrant des pages où sont écrits les mots situant notre zone
d’exploration. Pour commencer, la page 11 donne à deux reprises le mot «clef»
et le mot «bruyère». Le 11 sous-entend le 11e élément du
tableau périodique : NA, le sodium ou le sel. NA ou AN que l’on retrouve
dans l’idéogramme du grand parchemin codé schématisant une note marginale
dénichée dans le Codex Bezae.
A la page 56 le mot descendre indique d’aller
vers le Midi. Page 59, quand Lot sort de Sodome – Sol, Doum (Soula de Doumeng ?) –
Dieu lui rappelle de ne pas se retourner. Sans s’étendre sur l’épisode biblique
Boudet donne une suite logique à notre périple dans
la vallée de la Salz, ou Domaine de l’Eau Salée, quand
la femme de Lot se transforme en statue de sel en regardant en arrière[1]. Ces
écrits religieux sont rappelés par A. Lupin dans «Les Dents du tigre» à
l’encontre d’un certain Juan Cacérès, lui
conseillant de prendre «ses cliques et ses claques» sans plus tourner la
tête. A la page 60, Lot se rend à Ségor.
Say, egg, hour : répéter,
pousser l’heure (Aller vers l’Eure ?). A la page 65, Boudet
disserte sur la femme d’Abraham, Sara. Sur la suivante, page 66 (second
azimut de notre sceau de Salomon[2]), il
parle de la joie qu’eut cette femme lors de la naissance de son enfant. Aux pages 99 (66 inversé) et 101 (symétrie de l’axe
par les chiffres) du livre du curé de rennes-les-bains, nous pouvons
lire une référence au peuple et à la langue kabyle / Cavil.
Boudet rapporte que beaucoup de Kabyles ont les
yeux bleus et les cheveux roux. Si la couleur rousse pousse à la roue
jusqu’à croux, tout
s’assemble à la page 239 (additions kabbalistiques : 2+3 = 5 et 9
inversé = 6) où le bleu fera pousser nos pommes sur
la Calvière proche de l’ancienne ligne de
menhirs de Gounhill / la
Sarrat Plazant
ou colline aimable (joie), la bonne colline aux bruyères et bois
taillis. Nous découvrirons les autres pommes bleues en suivant
le vent du sud-ouest de la page 83 d’où nous nous envolerons avec légèreté, tel l'Oiseau Bleu,
en passant par la page 202. Effrayés par cette évolution, vous
vous sentirez pousser des ailes, tout comme saint Michel. Après cette peur
bleue, infligée peu ou prou par le gardien des trésors souterrains, vous
atterrirez à la page 20 sur les mots rocko
et roue; la Roque Rouge, le caillou rosat dit poire d’angoisse, ou encoe poire madeleine,l’adaptation
de ses pommes bleues, l’œuvre au rouge dans un Carré rotas hypothétiquement anagrammé. Or, pour observer en face les différentes repaires découverts par l’abbé, à partir de ce
caillou, il manquait jusqu’ici[3] une
couleur. Je l’ai enfin sous les yeux depuis 2009. Je
vous laisse deviner laquelle . Resserrant notre
périmètre, à la page 95 (65 inversé), nous trouvons encore un indice de choix
dans le mot mass (et Syphax) situant la petit hameau du Mas. Non loin de là, à la
Ferrière, il y avait la forge d’un maréchal-ferrant. A la page 111, les
mots : conservés au milieu des montagnes par des hommes de fer, en donnent une dénomination raisonnable,
puisque chacun de ces termes forme une phrase complète. Le marteau de
ces coïncidences s’abat sur l’enclume de notre stupéfaction quand à la page 92 Boudet nous conseille de jouer des mots - to pun -. A la page 211, le mot soldat,
cet homme de fer, renvoie vers la Soula de Doumeng : Soul, âme et Data, donnée, et à la Calvière : Caput, tête et Able, habile (Kabyle); Cap
Hill, la tête de la colline et au chef de la famille d’Ables[4]. Tandis qu’aux pages 2
(1+1) et 6 (premier azimut du sceau de Salomon), le mot Gals ou Galli renvoie aux prêtres androgynes et au culte de
la déesse mère Cybèle. À la page 38 Boudet désigne
Adam comme représentation de l’homme et de la femme. Par associations d’idées
faisons la synthèse du reste des pages : 22= Pluton/Hadès, monde
souterrain 37= jew
ou djiou/jehova 73= main et dolmen 96= gull/dragon 110 = arche de Noé[5] 126 = coquillier du
Danemark, les Kjoekken-moeddings/Normandie 186 = l’Ecclésiaste (1
9-10) 200 = Jutland,
province du Danemark/Normandie 246 = symbolisme du cercle 249 = sépulture sous un
dolmen Pour
finir ce relevé, à la page 306, dernier azimut de notre sceau de Salomon, nous
pouvons lire dans la dernière phrase : «La croix, victorieuse du paganisme, n'a pas
discontinué de régner…» rappelant le village de croux et les mots du message décodé «par la croix et ce
cheval de Dieu j’achève ce daemon de gardien…». Le thème est récurrent dans
notre affaire : Axat, l’axe est la lance de saint
Georges (saint de l’église d’Axat) ou l’épée de saint
Michel. Cette énigme déchiffrée signifie que nous sommes sur
la bonne piste; voie sèche et voie humide. De La Vraie Langue Celtique, du Codex Bezae
ou des Archives de la famille d’Hautpoul, tous
les indicateurs sont au beau fixe d’une cache à l’autre, puisque la vérité est
ailleurs. Le jour se lève enfin sur le Chemin Doré. Pièces justificatives, bibliographie et notes Th. Garnier Remerciements particuliers
à : A-M Lecordier
[1] Genèse 19,26.
[2] Voir carte,
in Mémoires des deux cités, T.II, 2005, M2G Editions. [3] 2005, date de
publication de Mémoires des deux Cités, T.II. [4] Alliée à la famille d’Hautpoul [5] Il existe une
ancienne société secrète appelée «Les enfants de Noé», Op. cit.
Polylexique , p136. |